Assistant Parental

Un assistant parental a pour mission d’assurer la garde d’un ou plusieurs enfants au domicile des parents. Il accompagne les enfants dans toutes les étapes de vie quotidienne, veille à leur bien-être, à leur alimentation, à leur hygiène, et à leur sécurité.

Pour exercer cet emploi, il est conseillé de disposer d’une solide expérience qui peut être validée par certaines formations (certificat de qualification professionnelle (CQP) assistant parental, CAP Accompagnement éducatif petite enfance…)

Outre le fait que ce soit rassurant pour les parents de jeunes enfants, cela permet de faire la différence face à une autre personne sans qualification au moment du recrutement et de conforter un savoir-faire pour exercer sereinement le métier d’assistant parental.

Les principales qualités requises pour exercer ce métier sont : écoute, communication, créativité, sécurité, rigueur, organisation, ponctualité et responsabilité.

L’assistant parental peut intervenir auprès d’une seule famille faisant garder un ou plusieurs enfants (garde simple) ou de plusieurs familles se regroupant pour partager les frais (garde partagée). Dans ce dernier cas, la garde peut se faire alternativement chez chaque famille ou chez une famille exclusivement.

L’assistant parental peut être rémunéré directement par les parents, ou être salarié d’une entreprise ou d’une association, agréée par l’état. Le salaire brut de l’assistant parental ne peut pas être inférieur au minimum conventionnel ou au SMIC.

A noter : Pour déterminer le salaire de l’assistant parental, il convient de rechercher dans la grille de classification le niveau de l’échelle de l’emploi-repère retenu (ou si plusieurs emplois-repères sont retenus, l’échelle la plus élevée) puis de se référer ensuite à l’accord sur les salaires en vigueur pour connaître le salaire minimum conventionnel correspondant au niveau de l’échelle. Les éventuelles activités complémentaires ne donnent pas lieu à majoration de salaire sauf négociation entre les parties.

Pour ce faire, vous pouvez également utiliser ce simulateur en ligne :

En cas d’emploi direct et dans le cadre des activités de service à la personne, le parent peut embaucher directement un assistant parental.

En tant que particulier employeur, il doit notamment respecter les formalités d’embauche suivantes :

  • Établir un contrat de travail par écrit
  • Obtenir une immatriculation auprès de l’Urssaf
  • Vérifier l’identité de la salariée et la validité de son titre de séjour s’il est travailleur étranger non-européen
  • Rémunérer la salariée. Des aides de la CAF (PAJE, complément de libre choix du mode de garde) et des dispositions fiscales existent pour aider les parents. 
  • Déclarer les salaires (Pajemploi ou Cesu). Le centre Pajemploi ou Cesu se charge d’adresser les bulletins de paie à la salariée. En étant déclarée, l’assistant parental bénéficie d’une couverture sociale : assurance maladie (indemnités journalières et complémentaires), congés maternité, accident du travail, allocations chômage en fin de contrat et droits pour la retraite. Ne pas être déclaré, établir une fausse déclaration ou ne pas déclarer toutes les heures effectuées, c’est encourir de graves sanctions pénales et civiles.

Le parent peut également s’adresser à un organisme mandataire ou à un organisme prestataire de services à la personne qui effectueront à sa place les démarches de recrutement et la gestion administrative du salarié. Ce service sera alors facturé au parent

LE CADRE LEGISLATIF

L’assistant parental dépend de la « convention collective de la branche du secteur des particuliers employeurs et de l’emploi à domicile ».

Elle fixe un cadre juridique adapté aux spécificités de la profession d’assistant parental et détermine les droits et obligations de chacun.

Les principales dispositions de la Convention collective :

Qui est concerné ?

Tout particulier qui emploie à son domicile une personne pour effectuer des tâches de la maison à caractère familial ou ménager.

La convention collective de la branche du secteur particuliers employeurs et de l’emploi à domicile s’applique sur le territoire métropolitain.

Contrat de travail :

L’employeur doit établir un contrat de travail. Il contient un certain nombre de mentions et précise notamment les horaires habituels de garde de l’enfant, le nombre de jours de garde par semaine, la durée de la période d’essai, le taux horaire, la rémunération, les prestations en nature, les jours fériés travaillés, la base de calcul des cotisations et l’ensemble des droits et obligations de l’employeur et de son salarié.

La durée de la garde ainsi que les horaires de travail doivent être défini entre salarié et employeur. Les horaires de garde seront nécessaires pour le calcul de la rémunération.

Pour un salarié déclaré à temps plein, la durée conventionnelle du travail effectif est de 40 heures hebdomadaires. Les heures supplémentaires sont celles effectivement travaillées au-delà de l’horaire hebdomadaire de 40 heures chez un même employeur.

En cas de garde partagée, un contrat de travail est établi avec le salarié par chaque famille employeur. Il inclut une clause identique précisant le lien entre les 2 familles.

Des modèles de contrat de travail, en garde simple et en garde partagée, sont disponibles sur le site d’URSSAF Pajemploi.

Rémunération :

Pour les horaires réguliers (à temps complet ou à temps partiel), le salaire est mensualisé.
Pour les horaires irréguliers, le salaire est calculé, à partir du salaire horaire brut, en fonction du nombre d’heures de travail effectif décomptées dans le mois.

En cas de garde partagée, chaque famille rémunère les heures effectuées à son domicile, selon les modalités définies au contrat de travail.
La simulation du coût de la garde peut s’effectuer sur le site URSSAF Pajemploi.

Congés payés :

L’assistant parental a droit à 2,5 jours ouvrables de congés payés à l’issue de chaque mois de travail ou de chaque période de référence (entre le 1er juin et le 31 mai de l’année suivante).

En cas de garde partagée, la date des congés payés est fixée par les deux employeurs d’un commun accord, de telle sorte que l’assistant parental bénéficie d’un congé légal réel.